Hommage à Michel Legrand

Dans cet entretien exclusif, Michel Legrand évoque son enfance, sa passion de la musique, et les secrets de fabrication de la musique du film L’affaire Thomas Crown.

Voici le podcast de son interview incroyable

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Michel Legrand en quelques mots :

Fils du compositeur Raymond Legrand, neveu du chef d’orchestre Jacques Hélian, frère de la chanteuse Christiane Legrand, Michel baigne dans la musique. Il s’oriente vers le piano et le Conservatoire de Paris… avant de tomber amoureux du jazz durant un concert de Dizzy Gillespie. En 1951, il bifurque du classique vers la variété, et devient l’arrangeur de plus grands noms de l’époque : Maurice Chevalier, Henri Salvador et Zizi Jeanmaire, puis Charles Aznavour, Claude Nougaro jusqu’à Frank Sinatra. Il rencontrera aussi le succès en solo avec son album de jazz I love Paris (1954), constitué de chansons françaises arrangées en jazz, qui remporte un énorme succès. Lors de sa carrière internationale, il va travailler avec des monstres sacrés du jazz, tels Miles Davis et John Coltrane.

Ce n’est que dans les années 1960 que Michel Legrand débarque au cinéma. Nous sommes en pleine Nouvelle Vague et il compose les musiques des films de Jean-Luc Godard et de Jacques Demy. Son chef d’œuvre : Les demoiselles de Rochefort (1967). Le compositeur tente aussi sa chance à Hollywood et gagne un Oscars pour la musique du film L’Affaire Thomas Crown (1968).

En 2017, à 84 ans, il remonte sur la scène du Théâtre du Rond-Point à Paris, en solo et au piano. Il est décédé le 26 janvier 2019.


couverture zephyrmag supporters printemps 2019

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Derrière le micro…

…notre journaliste Jérémy Felkowski.

« L’interview de Michel Legrand a été réalisée il y a près de trois ans. A l’époque, ce grand Monsieur s’apprêtait à donner une série de concerts à Paris, salle Pleyel, avant de s’envoler vers le Golfe. Je n’en menais pas large face à l’histoire et la carrière, mais j’ai découvert un gamin de 80 ans qui jubilait à l’idée de tout reprendre à zéro et de commencer une seconde carrière. Il venait juste de terminer la composition d’un concerto. Du classique, pour celui qui avait voué son existence au Jazz et au rythme. Une rencontre merveilleuse, empreinte d’humilité et de joie. »