Francis Hallé s’en est allé. Le célèbre dendrologue s’est éteint le 31 décembre 2025. Il avait 87 ans.
Toute sa vie, Francis Hallé a étudié les forêts, grâce notamment au radeau des cimes qui lui a permis de se pencher avec précision sur la canopée et sa riche biodiversité.
Il aimait les forêts tropicales, il aimait les forêts libres, il aimait les arbres et leur beauté. Il ne ratait jamais une occasion pour nous le rappeler. Il nous a toujours encouragés à les observer, à les contempler pour les « comprendre ».
Explorateur du vivant
Francis Hallé aimait aussi les forêts primaires. Celles-ci ont disparu de l’Europe de l’Ouest, alors il militait avec son association pour leur retour. Il avait un rêve : celui de recréer les conditions pour qu’une forêt primaire puisse de nouveau voir le jour sur une zone transfrontalière et s’épanouisse. Un projet au long cours dont il savait qu’il ne pourrait pas le voir aboutir. « Il faut mille ans pour qu’elle se développe la forêt », disait-il lors de ses nombreuses interventions.
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L’association Francis Hallé pour la forêt primaire veut poursuivre le combat, comme elle l’a expliqué dans un communiqué de presse en annonçant son décès le 3 janvier dernier. « Les graines ont été semées. Nous aurons à cœur d’en tenir les promesses en l’honneur de ce grand explorateur du vivant qui vient de nous quitter. » / Philippe Lesaffre

