La population d’ours a augmenté en 2025 dans les Pyrénées, comme l’a constaté l’Office français de la biodiversité, mais le taux de consanguinité reste très élevé. L’association Pays de l’ours – Adet demande aux autorités de procéder à des lâchers d’individus d’ici 2040.
L’Office français de la biodiversité l’a annoncé le 26 mars, 108 ours ont été recensés au minimum dans les Pyrénées en 2025, soit un de plus que l’effectif minimal retenu (EMR) pour 2024. Il pourrait même y en avoir jusqu’à 143. En tout cas, le taux d’accroissement moyen annuel de la population de l’animal s’élève entre 2006 et 2024 à + 11,53 % pour l’ensemble des Pyrénées.
Pour autant, la viabilité de l’espèce n’est pas encore assurée, alerte l’association Pays de l’ours – Adet. Selon le bureau d’études privé LDgenX consulté par l’ONG pour réaliser une expertise démogénétique de la population d’ours des Pyrénées, « l’érosion génétique reste sévère ». Dans le détail, 90 % des ours présents dans les Pyrénées descendent de seulement deux femelles et un mâle. « Il est urgent de désamorcer la bombe génétique« , précise l’association de défense du plantigrade Pays de de l’ours – Adet. Elle l’avait déjà expliqué au Zéphyr dans le magazine (n°20), « cette forte consanguinité a déjà des effets perceptibles sur la reproduction et la survie des individus« .
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Lâcher 30 nouveaux ours
« L’inaction n’est plus une option« , glisse le directeur de l’ONG Alain Reynes. Son association demande aux autorités de procéder en particulier au lâcher de 30 ours dans les Pyrénées d’ici à 2040. Il faut pouvoir cohabiter avec cet animal sur le territoire, lui laisser plus de place, selon Pays de l’ours – Adet. Le nombre d’ours augmente chaque année, et en même temps on relève de moins en moins d’attaques sur des troupeaux et des ruchers depuis 2020, a constaté Alain Reynes en consultant les données de l’OFB. / Philippe Lesaffre
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