Dans les coulisses du mag
Découvrez en accès libre un extrait du nouveau numéro du Zéphyr, consacré aux artistes qui filment et photographient le vivant. On vous explique ici pourquoi Le Zéphyr a choisi de sortir un 120-pages sur cette thématique.
Les animaux mènent leur existence à proximité, presque sous nos yeux, là-bas sur un tapis de feuilles ou sur une branche d’arbre, près du ruisseau ou sur un poteau électrique, en ville ou à la campagne, dans les champs ou en forêt… Certains se montrent à la lumière du jour, d’autres se contentent de laisser des traces de leur passage nocturne. Mais on a oublié, on est pressés. La bonne nouvelle, c’est qu’on a la possibilité de se rattraper et d’observer ces non-humains dans leur milieu naturel sans les déranger. Tout ça, sans bouger, ou presque.
La version des faits des photographes
Les tirages dévoilent leur intimité. Pour se faire plaisir, les photographes ont intercepté des moments de vie et les ont capturés pour l’éternité. Les bêtes jouent, observent, chassent, nourrissent, se reposent. On imagine les scènes juste avant les clichés, puis quelques secondes plus tard. Qu’ont-elles ressenti lors de ces rencontres furtives ? Ont-elles poursuivi leur activité comme si de rien n’était, en acceptant l’intrusion éphémère des preneurs de vue humains sur leur territoire ? Ont-elles senti que ces derniers et ces dernières ne leur voulaient aucun mal ou ces animaux se sont-ils tout de même sentis menacés ?
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On a envie de connaître le point de vue des photographes, leur version des faits.
D’où notre volonté d’en interroger un certain nombre pour ce numéro spécial. On a voulu comprendre leur engagement, leur démarche, leurs désirs. On a souhaité savoir comment ces personnes s’y prennent pour pister, repérer les animaux, puis ce qu’elles constatent au cours de leurs sorties. À force de les suivre au quotidien, photographes et vidéastes nature voient bien que la situation est compliquée pour la faune sauvage. Et qu’il est urgent d’en prendre soin et de les regarder… les yeux dans les yeux.
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Des bêtes traquées

Au Festival international du film ornithologique de Ménigoute (partenaire du n°25), qui vient d’avoir lieu dans les Deux-Sèvres, les photographes ont pu dévoiler leurs plus beaux portraits d’animaux libres pour nous émerveiller et nous donner envie d’y prêter attention.
Mais ils et elles poursuivent un autre objectif, au final : au-delà des clichés (magnifiques), ils ou elles aiment partager leur expérience et raconter ce qui se passe vraiment sur le terrain.
Beaucoup observent saison après saison des espèces traquées, chassées, braconnées, tuées. Des espèces qui ont à subir des épisodes de sécheresse et de canicule de plus en plus sévères, des incendies de plus en plus intenses, des inondations de plus en plus violentes. Sans oublier, bien sûr, que nous les écrasons sur les routes et que nous détruisons déjà leurs habitats en raison des constructions et des aménagements. / Philippe Lesaffre
Le FIFO de Ménigoute a choisi cette image de Valentin Marcheguay pour réaliser l’affiche de l’édition 2026. Découvrez son portrait dans Le Zéphyr n°25
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