Nevermind = Tant pis, dans la langue de Kurt Cobain

Au moment où vous lirez cet édito, concocté par la petite bande du Zéphyr, une espèce animale rendra peut-être son dernier souffle. En vérité, c’est même tout à fait probable. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, 31 espèces animales ont purement et simplement disparu en 2020. Depuis vingt ans, 750 espèces nous ont déjà fait faux bond. Et là, vous allez vous dire que “l’actualité est déjà bien assez noire comme ça, qu’on nous prépare des mois et des années obscures, entre les extrémistes de tout bord, l’inflation, le chômage. Pas la peine de charger la mule… Tant pis pour eux” !

“Tant pis” ? Vraiment ? Des citoyennes et des citoyens du monde entier en ont décidé autrement et s’engagent depuis des lustres pour briser cette impression de fatalité. Derrière le spectacle navrant d’un ours polaire, mort de faim, il y a des causes, des facteurs, des responsabilités.

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Péril sur la Terre

Il y a des marges d’action qu’ils ou elles prennent à bras-le-corps pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Bien souvent, leurs initiatives peuvent vous faire sourire ou, tout simplement, hausser les épaules. “À quoi bon s’agiter comme ça pour un requin ou une fourmi ?”, vous direz-vous peut-être. On pourrait le comprendre, d’ailleurs, tant notre quotidien nous extrait de ce qu’il est communément permis d’appeler un milieu naturel.

Mais, derrière la disparition du moindre insecte, il y a un péril immédiat pour d’autres espèces, qu’elles soient les prédatrices ou les proies de ce dernier. Le nirvana de l’ignorance dans lequel le bruit médiatique ambiant nous installe cache une vérité toute crue. Nous sommes, pieds et poings liés, attachés à cette chaîne, à cet écosystème. Et cette chaîne menace de se rompre. /La rédaction