Description
🧊 Cela peut vous intéresser : Le Zéphyr s’est penché en 2023 sur les espèces à protéger (oiseaux, insectes, mammifères). En 2024 sur la disparition des zones humides, sur les feux de forêt, sur la défense des montagnes. En 2025, cap sur la réintroduction animale, le rewilding et la libre évolution, puis les sciences participatives.
Sommaire
L’édito
Les contributeurs
Le cercle des zéphyriens
Dans les coulisses
Les 6 infos qui ne vous sont par parvenues
Les photos de Rémi Sanchez
Culture Ces bandes dessinées, ces essais, ces romans, ces documentaires que nous avons aimés
Sommaire complet
130 000 personnes participent chaque année à au moins un programme de sciences participatives visant à améliorer la connaissance de la biodiversité.
Foire aux questions
Qu’est-ce que les sciences participatives ?
Qui peut participer ? Faut-il coûte que coûte être naturaliste averti ?
Combien de personnes s’impliquent-elles ?
Qu’est-ce qui a favorisé le développement massif des sciences participatives ?
Depuis quand fait-on appel au public pour ces missions ?
Sur les traces des papillons
Chaque année, des centaines de personnes se mettent en quête d’espèces de lépidoptères, selon un protocole défini par le Muséum national d’Histoire naturelle. L’association Noé, co-pilote de l’opération, s’adresse aux particuliers ainsi qu’aux agents des espaces verts.
Mais où se cachent les dragons ?
En 2004, le centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) du Cotentin a lancé dans la Manche « Un dragon ! Dans mon jardin? » pour pouvoir étudier les populations d’amphibiens. Comment ce programme, désormais national, a-t-il vu le jour et s’est développé ?
Pourquoi c’est chouette
Raison n°1 – En participant à un programme de sciences participatives, on soutient la recherche
Grâce aux protocoles de sciences participatives, le monde académique a l’opportunité d’exploiter une quantité folle de données, tant robustes que comparables d’une année sur l’autre.
Raison n°2 – Impliquer les citoyens, « et les rapprocher de la nature »
Les naturalistes profitent des opérations de comptage d’espèces pour sensibiliser le grand public à la préservation du vivant.
Témoignages : « C’est gratifiant d’apporter sa pierre à la connaissance de la biodiversité »
Partout sur le territoire, des femmes et des hommes participent à des programmes de sciences participatives visant à mieux connaître le vivant qui nous entoure. Le Zéphyr a cherché à comprendre leur motivation et leur démarche tant naturaliste que scientifique. Ces personnes nous expliquent.
STOC et SHOC : compter les oiseaux communs compte
Depuis plus de trente-cinq ans, des centaines d’ornithologues amateurs participent chaque printemps au comptage des oiseaux communs. Un programme de sciences participatives très utile qui permet de documenter le déclin de très nombreuses espèces, comme celles des milieux urbains et agricoles.
« Investir dans les sciences participatives n’a rien d’anecdotique »
En observant la nature, les citoyens jouent un rôle crucial. Comme le rappelle dans une tribune Philippe Jourde, coordinateur national du portail Faune-France au sein de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), « les chercheurs et les associations ne peuvent agir seuls dans le combat visant à préserver le vivant ».
Mais pourquoi installe-t-on des mangeoires ?
Au sein de l’Université Paris-Saclay, Camille Tourtelier étudie le nourrissage des oiseaux. Pour sa thèse, la doctorante s’appuie sur les données issues du programme de sciences participatives BirdLab, permettant depuis 2014 à des personnes d’observer les volatiles sur la mangeoire du jardin ou du balcon.
« Les mares alpines hébergent des espèces menacées, il faut les recenser »
Marie Lamouille-Hébert, docteure en écologie aquatique et membre de France Nature Environnement Haute-Savoie, étudie les mares d’altitude dans les Alpes et les Pyrénées. Elle fait appel au public pour l’aider à les cartographier sur le territoire. « Ces milieux ne sont pas protégés par la réglementation, alors qu’ils accueillent de très nombreuses espèces », indique-t-elle dans un entretien.
« Ces programmes permettent de réunir des personnes passionnées par la nature »
« Les observatoires sont d’excellents moyens de créer des liens entre les scientifiques et les citoyens. » Pour Le Zéphyr, Laure Turcati revient sur son parcours et son engagement en faveur des sciences paticipatives, elle qui coordonne la cellule sciences et recherches participatives de Sorbonne Université et de l’Observatoire participatif de l’environnement urbain PartiCitaE.