Oui, on peut optimiser ses articles pour le SEO sans y perdre son âme de journaliste !

Le trafic “organic” (Google) est la première source de trafic de ce site. Nous avons donc à cœur d’optimiser notre référencement. Oui, mais comment le faire sans y perdre notre âme de journaliste et courir après l’algorithme ? Petit coup d’œil dans les entrailles d’un portrait made in Zéphyr.



Bon sang, mais c’est quoi un contenu de qualité !?

Le Zéphyr a été fondé sur une idée : non, le web n’est pas une poubelle à contenus Kleenex. Oui, le journalisme de qualité peut y trouver une place. Alors quand Google a promis de valoriser les contenus de qualité, on s’est dit youpi. Oui, mais comment ses robots jugent-ils de la qualité d’un texte ?

Plus c’est long, plus c’est….

J’ai commencé mon aventure journalistique il y a 10 ans dans une ferme à contenus. Cinq stagiaires dans un open space sans clim du rez-de-chaussée d’un immeuble du nord-est parisien. Tu viens avec ton ordi portable, tu te connectes au réseau avec un câble ethernet, et tu ponds de l’URL. Objectif : 20 articles par jour. Sur ce que tu veux, tout et n’importe quoi. Tweet trends et BFM TV en fond, pour choper le scoop ultime et ajouter du contenu « chaud » (Propos d’une personnalité politique, fait divers, agenda présidentiel, buzz d’un tweet etc.).

J’ai rejoint le slow media Le Zéphyr qui s’oppose à ce modèle, privilégiant la quantité à la qualité. Ce modèle est né d’une préjugé : les robots de Google privilégie la quantité sur la qualité. Monumentale erreur : le géant du Web ne s’intéresse qu’aux contenus “longs” (comprendre de plus de 800 signes, soit 300 mots environ) et booste les articles de plus de 5 000 mots (au-delà de 2 000 signes).

Alors, le prochain qui vous parle de “pisser de la copie”, vous pourrez lui rétorquer qu’il ne sert à rien de courir, mieux vaut partir à point avec des “mots-clés à longue traîne”.

À la niche !

C’est bien de parler de Mickael Jackson. Mais 284 728 sites en parlent déjà. Votre article est noyé dans la masse. En revanche, si vous parlez du père de Mickael Jackson, vous êtes déjà sur une niche. Et si vous parlez des frères de Mickael Jackson, votre niche est encore plus réduite. Traduit en mots-clés, cela correspond aux termes Michael–Jackson–père ou Michael–Jackson–frère.

Bref, on peut écrire sur des sujets mainstream, mais en choisissant un angle de niche. Et il existe des sites qui dévoilent les requêtes les plus demandées sur Google à partir d’un mot-clé. Les meilleurs : Answer the public (il retrouve les questions que se posent les gens sur un thème) et Google Trends.

Ah oui… une petit astuce, si vous ne voulez pas vous forcer à faire des titres « bateau », mais plus littéraires (et donc sans mots-clés, par exemple : Nature morte à Paris plutôt que Les espaces verts parisiens disparaissent peu à peu), modifiez uniquement l’URL de l’article en y mettant les mots-clés absents du titre (url : disparition-des-espaces-verts-paris).

Vous allez baliser

L’étudiant que vous éditez n’a pas oublié les plans de dissertation en « I-A-1-a ». Google non plus. Comme votre cher prof d’histoire-geo en terminale, il exige que votre article soit organisé dans un plan hiérarchisé, grâce à des balises H. C’est ce « plan » que va examiner le robot de Google pour « comprendre » de quoi parle votre article (en “screenant” ses mots-clés).

Votre article doit donc contenir :
– une balise H1 (Titre, déjà dans le code de l’article),
– une balise H2 (exemple : le chapo qui résume en quelques centaines de signes votre article (avec les mots-clés),
– une balise H3 (les sous-titres qui divisent votre article en parties… et reprennent les mots-clés),
– une balise H4 (on peut faire une sous-sous partie).

À titre d’exemple, on vous recommande… cet article (non, il ne manque pas de lien : on parle bien de celui que vous êtes en train de lire !)


couverture zephyrmag supporters printemps 2019

Passionné·e par le Japon ?

Feuilletez notre numéro dédié aux Français qui rêvent en japonais !


C’est du lourd !

Je m’en souviendrai toute ma vie. C’était un matin d’avril. Les oiseaux chantaient dans les arbres. Je me baladais sur internet, le coeur ouvert à l’inconnu. Et je suis tombé sur Dare boost : un site qui analyse les performances de sites web. J’entre l’URL du Zéphyr et là, stupeur et tremblements, je découvre que notre site fait partie des 10 % les plus lents à charger de France. Mais que se passe-t-il ? Mais qu’est-ce que qui se passe ?

Diagnostic : avec des images de plus d’1 mo qui se baladent sur la page d’accueil, c’est pas étonnant que le machin mette une plombe à se charger !

Attention au alt

Le ménage a démarré, et c’est pourquoi, depuis ce beau jour d’avril, nous ne publions plus que des images de moins de 100 ko (ou presque, promis).

Et puisqu’on parle d’image, on n’oublie pas de bien les intituler. Car l’image va générer une URL. Une URL va être accessible via Google Images. Elle peut donc générer du trafic complémentaire. De même, on ajoute une balise « alt » (alternative) en plus du titre de notre image. Elle sert aussi dans le référencement. Pour gagner du temps, on peut, par exemple, y copier-coller le titre de l’article (et même ajouter un mot-clé supplémentaire. Waouh).

Un contenu bien ficelé

Il est comme ça, Google, il aime les liens. Les liens internes (qui pointent vers une autre page de notre site) et externes (qui pointent vers d’autres plateformes). On se fait plaisir (sans abus non plus) : sur un mot-clé par ici, sur un nom de personne, un livre, une marque par là…

Entre nous, on évite les liens Wikipedia ; on préfère pointer vers un grand média national ou international… plutôt que le blog de l’arrière-belle sœur du boulanger.

On peut aussi passer un deal (why not ?) avec un site ami. Je pointe vers ton site, tu pointes vers le mien. C’est une pratique courante. Ce n’est pas sale ! Voilà, voilà, vous savez tout, ou presque ! Et j’espère vous avoir montré que qualité du contenu et référencement sont loins d’être opposés, et même complémentaires. C’est du moins ainsi qu’on le conçoit au Zéphyr ! / Jacques Tiberi