On y entre, l’esprit occupé, on en sort souvent, l’esprit libéré. Le souffle du vent, le craquement des branches, le bruit des pas, le frottement des feuilles sous les chaussures, et puis le chant des oiseaux, aussi varié que répétitif…

Vous lisez le prologue du Zéphyr n°13 – Forêts : immensité fragile. Découvrez son sommaire, passez commande pour soutenir le média des aventures humaines. Lisez et offrez le magazine !

Ces sons m’apaisent, me détendent, me guident. Je respire, pas après pas, loin de tout, sur les grandes voies de randonnée ou au fond des chemins de traverse étroits, que ça grimpe ou non, entre les herbes folles, à l’affût du moindre fruit en fonction des saisons. Marcher, se laisser porter, peu importe la vitesse, en suivant la trace d’une carte, en suivant le courant d’une rivière, un sac sur le dos, une tasse de café en renfort, une heure ou deux, ou bien la journée. En cas de température très élevée, quelle chance de se retrouver sous la canopée ; la fraîcheur est de mise. Les espèces végétales se succèdent, on peut les compter ; parfois, l’œil vient se river sur un champignon ou une fleur étonnante qui attire les insectes.

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Après l’opus des océans (Le Zéphyr n°12), place au Zéphyr des bois : la rédaction a aimé se promener à la rencontre de ces arbres, si puissants, si majestueux, si utiles, mais aussi si fragiles. Parfois, ils tombent lors d’une tempête, parfois, on les coupe, et pas toujours pour la noble cause…

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On les laisse aussi sur le sol. Mais à juste titre, car, même sans vie, ils servent. Les déchets des uns deviennent la nourriture et le refuge des autres. Soulevez un (petit) tronc laissé à l’abandon au milieu de nulle part, vous comprendrez.

Se mobiliser, et protéger les arbres, vaille que vaille

Hélas, l’agriculture (intensive, on précise) et l’industrie ravagent les forêts. Des tristes records de déforestation sont observés. Une catastrophe pour des milliers d’espèces, également impactées par les sécheresses qui se multiplient, les mégafeux. Vous les avez en tête, les images de koalas, en Australie, au milieu des flammes, lors des terribles incendies en 2020 ?

On doit se mobiliser, protéger les arbres, vaille que vaille, ici et ailleurs. Assurer leur survie. Dans les villes, victimes des canicules, aussi. C’est essentiel, comme nous le disent les femmes et les hommes, optimistes, parfois, passionnés et mobilisés, toujours, que Le Zéphyr mentionne dans les pages du numéro n°13. / Philippe Lesaffre