Le manifeste éditorial de la rédaction du Zéphyr

Les journalistes ? Des fêlés qui laissent passer la lumière.

Michel Audiard

Chers Zéphyriens,

Le Zéphyr est le média des aventures humaines. C’est d’abord un média indépendant fondé par des journalistes.

En savoir plus sur la rédaction

Le Zéphyr vous propose des portraits de femmes et d’hommes au parcours atypique,  inspirant, poignant ; ils et elles nous racontent leur passion, leur métier, leur odyssée. Ces citoyens évoquent leurs rêves, leurs joies, leurs douleurs, et les injustices dont ils et elles font preuve.

Ces récits, ces témoignages font écho à l’actualité et aux grands débats de société.

Le plaisir utile de… prendre son temps

En réaction à l’inflation informationnelle des trente dernières années (pendant lesquelles auraient été produits plus de contenus qu’en 5 000 ans d’histoire*), la rédaction a pris ses distances avec le flux ininterrompus d’informations.

Le Zéphyr se présente comme un slowmedia : un magazine  qui prend son temps. Un plaisir utile qui répond au besoin d’« info qui ont du sens », exprimé par vous, chers lecteurs. L’objectif du Zéphyr : vous surprendre avec des portraits, et revenir aux fondamentaux du journalisme.

Un journalisme de proximité et engagé

L’équipe a ralenti le rythme pour retrouver le temps d’aller à la rencontre des gens et de les écouter pour transmettre leur message, zappé par le vent de l’actu (l’idée de la rencontre, du vent et du zéphyr, vous l’avez ?). Car, comme disait Jacques Ellul, « ce qui nous menace n’est pas l’excès d’information, mais l’excès d’insignifiance. »

Les thématiques abordés sont généralistes (sport, culture, économie, politique etc.), les portraits intemporels… Les articles, publiés à contretemps de l’émotion immédiate, vous pourrez encore lire plusieurs mois après leur publication.

Le Zéphyr fait le pari du temps long et du pas de côté. Le pari d’un journalisme de proximité, de rencontre, subjectif, intimiste, fait de chair et de vie, émouvant, mais aussi engagé. Un journalisme qui fait sens et nous ressemble.

La neutralité journalistique n’existe pas, pour nous. Car nous ne pouvons être honnêtes avec vous, chers lecteurs, qu’en assumant de vrais choix éditoriaux. Sur Le Zéphyr, nous aimons prendre parti et défendre les causes qui nous animent.

Mon idée – scandaleuse ? – c’était, pour une fois, de faire l’impasse sur le plus gros chapitre du Bengale : sa capitale !

Il y avait, en effet, une autre manière de regarder la pustuleuse Calcutta. Pas commode, hélas ! de communiquer, noir sur blanc, cette indéfinissable certitude. À moins… À moins de faire, dès le lendemain matin, vœu d’absolue modestie en choisissant, comme on scrute un bacille au microscope électronique, de n’observer, cette fois, qu’une seule goutte de Calcutta. Mais à la loupe ! Projet  » incontournable « , dirait-on rue Bonaparte : je me suis donc planté tout un jour d’horloge sous les arcades de l’ancienne Chowringhee Street, en plein cœur de la ville. J’ai pris 100 petits mètres de trottoir à scruter en tâchant d’y être attentif. Une sacrée planète !

Jean-Claude Guillebaud, pour Le Monde, Cent petits mètres

Le choix de l’indépendance

Le Zéphyr a fait le choix de l’indépendance et de l’absence de publicité en ligne. Ainsi, le magazine en ligne ne dépend d’aucun groupe financier, d’aucune marque, ni d’aucune régie publicitaire.

Depuis janvier 2019, pour répondre à une demande des lecteurs, la rédaction a choisi la voie du print : en ligne, vous lisez des portraits de citoyens ; et, dans la revue, nous explorons dorénavant leurs passions. Celles qui font bouger hommes et femmes et font avancer le monde. Découvrez les numéros de la revue.

*Infobésité, Caroline Sauvajol-Rialland