En janvier 2021, des amateurs de BD ont lancé un prix sur Instagram pour récompenser des auteurs et des albums. Premier lauréat : “Peau d’homme” d’Hubert et de Zanzim. L’un des co-initiateurs de ce prix, Jérémy Constant, revient, pour nous, sur cette riche aventure collective et sur sa passion dévorante pour le neuvième art. 

Cet article est extrait du Zéphyr n°9 (Printemps 2021), Bande dessinée : le neuvième art sort de ses cases. Découvrez son sommaire, passez commande.

“J’avais tout loisir de découvrir les nouveautés”

D’où vous vient cette passion pour la bande dessinée ?

Aussi loin que je me souvienne, des BD ont toujours traîné chez mes parents, chez mes cousins et chez mes grands-parents. Il n’y avait pas vraiment de passionnés dans la famille, mais c’était des ouvrages pour occuper les enfants. Mes frères en lisaient, donc je m’y suis mis, un peu par mimétisme. Je me rappelle d’ailleurs que ma mère me laissait à l’espace culturel des enseignes pendant qu’elle faisait les courses, j’avais tout loisir de découvrir les nouveautés.

Qu’est-ce qui vous plaît dans cet art ?

Les histoires, les ambiances, les atmosphères variées. Quand nous commençons un album, nous ne savons pas où il va nous mener. Les styles des auteurs et leurs savoir-faire renouvellent toujours l’expérience. À terme, il nous arrive de prendre de vrais shoots d’émotion. Je lis assez peu de livres, les descriptions ont tendance à me frustrer et je crois  que les images valent plus qu’un long discours. Avec les dessins, nous visualisons concrètement ce que veulent nous montrer les auteurs, nous sommes guidés dans notre ressenti et l’action. Une BD se lit généralement assez vite, et ça correspond à ma façon de consommer la culture.

“Détourner la bande dessinée”

Jérémie Constant, sur Instagram

Il y a des albums très inventifs dans leur manière de raconter ou de jouer avec les codes du médium de la bande dessinée, je pense notamment à Imbattable (Pascal Jousselin, chez Dupuis) qui est un personnage, comme son nom l’indique, imbattable. Il “triche” par rapport à ses adversaires, il peut agir sur les cases adjacentes. Marc-Antoine Mathieu, de son côté, s’amuse à créer des pages pliables dans L’hyperrêve (Delcourt, 2020) pour nous surprendre. Il reste encore de nombreuses manières de détourner la BD. En tant que lecteur, je suis convaincu de ne pas être au bout de mes surprises. Enfin, c’est aussi une façon de me défaire des écrans qui sont omniprésents dans mon mode de vie./ Propos recueillis par Frédéric Emmerich

Vous n’avez lu que 20 % de cet article. La suite dans Le Zéphyr n°9


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