C’est fini. Je ne pourrai plus jamais courir le long d’un cours d’eau sans repenser à tout ce que j’ai appris en préparant le nouveau numéro du magazine (n°24 – Rivières sauvages).
Je feuillette l’opus à nouveau. Et en parcourant les différents articles du numéro, page après page, je revois mes sorties le long du Lez (fleuve héraultais), ces bâtiments modernes et le béton qui le frôle. Un paysage qui abrite pourtant la vie et qui doit continuer de l’héberger. C’est alors que j’imagine ce qu’il aurait pu être si nous avions considéré ces milieux comme un monde vivant à protéger (davantage).
Les équilibres fragiles
En relisant le tout me reviennent le témoignage de celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour les préserver, tant les scientifiques, les pêcheurs que les citoyens, des femmes et des hommes qui se battent pour maintenir ce lien fragile entre l’humain et le vivant.
Désormais, je ne pourrai plus courir sans percevoir ces équilibres fragiles, ces écosystèmes très utiles pour faire face aux effets du changement climatique, aux événements météorologiques extrêmes comme les canicules et les inondations, ces dynamiques invisibles et ces mondes que nous n’avons peut-être jamais vraiment appris à voir.
Car, après tout, comprendre ce qui nous entoure, en prendre la mesure, reconnaître sa beauté et agir pour le protéger, c’est là toute la force de ce que nous transmettons au Zéphyr, à travers le site d’information et le magazine. / Aurélie Peyache
