Tennis, lutte contre la grande précarité… Les portraits qui m’ont le plus marqué

Depuis 2018, la rédaction vous propose un site d’info 100 % portraits. Chaque semaine, on vous fait découvrir des femmes et des hommes au parcours atypique, poignant, extraordinaire et inspirant. Des personnages parfois hors norme qui n’ont pas forcément tous vécu à la même époque. Voici quelques profils qui m’ont particulièrement marqué.



1) Max Decugis, le père du tennis français

Enquêter sur la vie du premier champion de tennis français, cheveux gominés, chaussettes en laine, raquette en bois… Un régal ! Max Decugis jouait à l’époque des gentlemen british, en compagnie de la reine Suzanne Lenglen. Il côtoya les premiers Français ayant remporté dans les années 20 la défunte Coupe Davis (nos fameux Mousquetaires).

Échanger avec l’un de ses petits-neveux sur sa vie, son œuvre, ses jobs (le tennis était amateur, fallait bien vivre) a été un grand plaisir ! A l’époque, Roland-Garros n’existait pas, et lui dominait le circuit. Les vainqueurs des compétitions recevaient des cadeaux, souvent les mêmes. Comme il ne savait plus quoi faire de ces objets (souvent des boîtes à cigarette), il essaya de professionnaliser son sport, au moins un peu. Mais la France n’était pas prête.

Lire le portrait de Max Decugis

2) Joseph Wresinski, d’ATD – Quart monde, un père en guerre contre la misère

Comprendre pourquoi Joseph Wresinski a voulu, toute sa vie, sauver les gens sans le sou a été une chouette mission. Ce père a passé sa vie à tenter, à son niveau, d’éradiquer la misère via ATD – Quart Monde, structure qu’il a fondée avec des habitants d’une cité de fortune, où il vivait, à proximité de Paris. Passionnant et tellement humain !

Lire le portrait du Père Joseph

3) Bienvenue chez les zèbres : l’étonnant quotidien d’une famille de surdoués

Tout a commencé sur Twitter quand Jérôme m’a contacté pour me parler des zèbres. Pas les animaux à rayures, mais les personnes très intelligentes, à haut potentiel intellectuel. Non, ce ne sont pas tous des gamins de la « haute », qui ont leur bac à 14 ans et qui lisent le dico avant de s’endormir (Perso, ça m’est déjà arrivé… Je me confesse). Le début d’un long échange au cours duquel Jérôme et sa femme m’ont parlé de leur quotidien. Il est HPI… comme leur fille. Pas facile tous les jours !

Découvrir le témoignage de Jérôme et de Sonia

4) Renée Richards, prête à tout pour jouer au tennis

Oui, j’aime le tennis, les matchs à rebondissement, les batailles à rallonge entre Djokovic et Federer (je pense bien sûr au dernier Wimbledon), mais aussi les combats d’antan entre Borg et McEnroe (toujours à Wimbledon… exemple, en 1980, of course, my dear). L’histoire de ce sport me passionne, même si c’est un monde qui s’avère parfois très cruel.

Preuve en est avec Renée Richards, à qui l’on a refusé de concourir à l’US Open à la fin des seventees, car elle n’était pas née femme ; ses adversaires flippaient car elles s’imaginaient que cet « ex-homme », après sa transition, avait un bras plus musclé, donc un meilleur service ! Mais en même temps, elle avait plus de 40 ans, et ses rivales, la vingtaine… Malgré les embûches, elle a fini par pouvoir taper la balle et gagner quelques matchs ! Quel courage !

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5) Des épices et des papiers pour Évelyne

Evelyne m’a marquée, son témoignage m’a bouleversé. Je me rappelle de notre rencontre, dans un café parisien. Ce soir-là, pendant trois heures, la Camerounaise d’origine m’avait livré le récit de son intégration en France. Le lent exil jusqu’en France, la très compliquée installation sur le territoire, la chance de rencontrer telle ou telle personne pour l’aider au quotidien, la peur du monstre froid administratif… Mais Évelyne a toujours su garder le sourire et l’espoir, malgré les peines. Et sa passion l’a sauvée : la cuisine. D’où le titre de l’article : « des épices et des papiers ». / Philippe Lesaffre

Lire le récit de son installation en France